Le jour il fallait de nouveau écrire, beaucoup.

Aussi longtemps que je me rappelle, je crois que l’écriture a toujours été quelque chose faisant partie de ma vie. J’ai un vieux souvenir de conte de fées avec une histoire de girafe écrite dans un cahier avec une couverture rose opaque. Plus tard, je me suis essayée à la fiction avec des fanfictions, comme on dit, et j’ai surtout participé à des jeux de rôles via forums sur Internet où il fallait s’inventer des aventures.
C’était régulier, c’était même plutôt intense et je dois admettre que c’est peut-être pour cela que je tape si bien au clavier, bien que je possède un AZERTY. Je suis d’ailleurs plutôt déçue qu’on ne parle pas assez du bépo à l’heure où l’AZERTY serait tabou.  J’en connais même un qui utilise un clavier sans rien d’écrit dessus.

Thèse, Antithèse, Foutaises

ecriture-ordiEn réalité, je pense que le moment où j’ai le plus écrit, ce fut pendant mes études. Dissertations après dissertations, mémoire de recherche, commentaire, notes de synthèse, réflexions diverses.

J’ai de temps en temps essayé d’écrire des choses un peu intimes, pour moi, dans un carnet. Mais j’avais une pudeur telle que ce simple geste me paraissait un peu trop arrogant.

Puis quand tu fais des études en lettres, tu te demandes aussi ce que tu pourrais faire comme boulot.

Je ne me suis jamais dit que je ne pourrais rien faire, comme beaucoup. Je voue également une haine à ces chiffres disant que les filles ne vont pas assez en études dites scientifiques, comme un taux d’échec.
Alors comme je vous l’ai déjà expliqué, j’ai fait le bilan. Que sais-je faire, que pourrais-je faire, que suis-je capable de dire que je sais faire (pas pareil), et que suis-je capable de défendre ?

Naturellement, je me suis mise à penser qu’écrire, ou du moins exprimer des choses, allait être une des cordes à mon arc. C’est comme ça que j’ai construit mon parcours. Pour ceux qui se demandent comment j’ai atterri dans le SEO, je ne vais pas dire « par hasard » comme on aime bien le faire. Mais plutôt au sens où quand on mise sur le fait qu’il y a un besoin d’aider des gens à communiquer, s’exprimer, parler sur le Web, c’est mieux si cela fonctionne en étant visible par d’autres personnes.

Quand j’ai voulu me recentrer

Je me suis pas mal formée techniquement. Enfin, je savais déjà faire des sites Internet, c’est aussi un peu pour ça que j’ai pu faire du SEO. J’ai une espèce de profil dit « geek littéraire« , paraît-il.

Finalement, j’ai décidé que la technique n’était pas mon problème. Je ne l’exclus pas, ce serait de la pure bêtise, et ce serait contraire à ma vision de mon travail. Bien entendu, je continue de faire de la veille, de me former, de faire des tests, de chercher à être au courant, d’écouter les retours d’expériences de mes paires.
Cependant, on ne peut pas avoir tous les chapeaux. J’ai donc choisi de me recentrer sur l’éditorial, car je pense que c’est ce que je fais de mieux. Je crois qu’on appelle cela : se spécialiser.

Ma vision du contenu tel que je le fais

Force est de constater que j’ai dû me mettre à écrire de nouveau, et en grande quantité. Ne serait-ce que pour réfléchir, établir des stratégies, ou tout simplement pondre un texte pour apporter de la matière à un site Web.

Plus ça va, plus j’ai fini par me faire à l’idée que le client n’en avait strictement rien à foutre de mon écriture.
Je ne suis pas là pour être un génie. Il y a d’ailleurs à peu près 4 ou 5 vrais grands génies littéraires par siècles, et je suis certaine de ne pas en faire partie. D’ailleurs, la rédaction pour le Web, l’éditorial pour le Web, ou même la communication pour le Web : ce n’est pas de la littérature.

Je vois plutôt cela comme de la composition, comme si nous étions des artisans. On réfléchit à la bonne cible, au bon ton, au bon format, à la bonne manière de le diffuser, aux bonnes métadonnées qui accompagnent tout cela, aux bonnes illustrations, on mélange le tout, et on obtient un super truc.

Et lorsque je dis que le client n’en a rien à foutre de mon écriture, c’est au sens que je pense que je ne vends pas du texte. J’ai plutôt le sentiment de vendre une démarche, pour répondre au vrai besoin.

  • Besoin d’un texte plutôt encyclopédique unique pour un site de tourisme culturel ? > Je vais faire des recherches.
  • Besoin de communiquer les activités d’une entreprise pour intéresser d’autres personnes ? > Je ferai des interviews.
  • Besoin d’un contenu fun, pourquoi pas multimédia, pour faire parler de soi et fidéliser ses clients ? > Je vais boire beaucoup de café, fouiller des tonnes de magazines, d’émissions télé, de sites Web, pourquoi pas étrangers, et je vais relier mes trouvailles au besoin initial pour faire des propositions d’idées, pour aussi éventuellement les produire.

Voilà un peu la vision de mon travail. Je suis curieuse de connaître la vôtre, que vous soyez de ce milieu ou non. Quelle vision avez-vous des personnes travaillant dans le Web ? Rédacteurs, communicants, CM, consultant SEO, concepteur-rédacteur, quelle est votre vision ? 

J'ai créé ce blog en 2009 pour parler de mes découvertes et de tout ce qui m'émerveillait au quotidien. Aujourd'hui je cherche à partager mes sources d'inspiration, ainsi que mon retour d'expériences dans ma vie d'entrepreneur freelance.

2 commentaires

  1. Je suis community manager et comme toi, j’ai toujours pensé que l’écriture était un de mes points forts. Non pas que je pense être l’écrivain du siècle, hein (la barre a été placée très haut par tant de vrais talents…), mais je constate régulièrement que pour la majorité des gens, écrire n’est pas quelque chose de naturel, de facile. Personnellement, cela me vient tout seul. Mais j’ai bien compris aussi que les clients se foutent pas mal de la qualité du texte. En revanche, le sens de l’orthographe, je n’ai jamais eu de mal à convaincre des professionnels que c’était important pour leur crédibilité. Et qui l’eût cru ? On n’est pas si nombreux à l’avoir dans la profession !

  2. Je reviens sur un détail du 1er paragraphe : tu écris que l’on parle peu du Bépo à l’aune d’une éventuelle mise à jour de l’Azerty.
    Et bien en fait, ce n’est pas si vrai que ça. Plus on lit d’articles, plus « on » en parle.
    D’abord, dans les commentaires, puis dans le corps des articles eux-mêmes.
    C’est peu mais c’est déjà une reconnaissance.
    Il est aussi à noter aussi que le Bépo est connu, il apparait dans ce document :
    http://www.culturecommunication.gouv.fr/content/download/132976/1439046/version/1/file/Rep%C3%A8re_claviers_enligne.pdf
    Maintenant, il faudrait qu’il soit reconnu.
    Cela viendra, je pense.

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