Ne pas faire un drame du travail à domicile / télétravail

Cela va faire 6 mois que je travaille de manière indépendante, et ce en plusieurs points :

  • Je travaille de chez moi
  • Je suis seule dans mon travail (pas de manager, pas de collègue)
  • Je gère mon temps, mes disponibilités…

Rester motivé

Ce billet répond plutôt aux inquiétudes des autres. Depuis que je me suis mise à mon compte, j’ai pas mal de question sur la manière dont je m’organise, ou bien des illusions sur mon quotidien. Pour résumer les deux visions, soit je ne fais rien, soit je bosse H24. Ma réponse sera : ça dépend. J’ai effectivement le défaut d’avoir souvent du mal à décrocher, c’est-à-dire que je peux être loin de mon ordinateur et de mon téléphone, en réalité je pense à comment résoudre une chose du boulot alors que je mange des pop corn dans une salle de cinéma. Il y a aussi des moments où je décroche complètement, mais par flemme. Soudainement je n’ai pas du tout envie de m’occuper de ce dossier alors qu’il attend depuis 3 jours. Le pire, c’est que ce sont souvent des choses quasiment terminé, mais que je ne trouve plus très intéressant parce que le plus gros est fait.

Comment résoudre ce conflit avec moi-même ? Je visualise la fin. Pour ce faire, j’imagine le moment où j’envoie fièrement mon mail de livraison, et où je coche joyeusement la case « OK » pour ce que je devais terminer.

Rester concentré

Rester concentré, c’est ignorer les distractions. Elles peuvent être multiples. Ce peut être le lave linge qui tourne en mode essorage non loin de là, la vaisselle qu’on n’a pas encore faite, le chien qui se gratte, ou encore le clignotement de son téléphone qui reçoit des notifications.

Avant de rester concentré, il faut déjà se concentrer. Pour cela, je n’hésite pas à replonger dans mes derniers échanges au sujet du boulot du moment, ou bien je relis mes notes. L’idée est de se mettre en condition mentale pour que le travail sur lequel on planche soit la seule préoccupation qu’on ait. La concentration est aussi une affaire de méthode. Il faut que les documents et autres éléments dont on a besoin soit à portée de main (ou de clic).

La concentration ne doit pas empêcher d’être conscient de ce qui m’entoure. J’évite de mettre de la musique trop forte, ou encore de m’enfermer totalement. Il faut que je puisse tout de même savoir si on sonne à la porte, si le lapin a retourné sa cage, ou si la cuisine prend feu !

C’est une longue journée !

Une photo publiée par Ecribouille (@ecribouille) le

Garder le niveau

Premier argument contre le travail en indépendant, c’est la perte de niveau. Comment faire tout seul, ce qu’on faisait en réalité à plusieurs grâce au jus de plusieurs cerveaux de ses collègues ?
Ma solution est de rester proche des personnes qui travaillent dans le même secteur que moi. Lorsqu’on est dans le Web, c’est facile. Il y a des tonnes de forums, salons de discussion, hashtag Twitter, groupe Facebook, cercle Google+….. Ne pas hésiter à aller vers les rendez-vous formels ou informels. La simple discussion permet d’apprendre des choses, parfois surtout lorsqu’on n’attend rien. Aussi cela permet de faire fonctionner ses méninges. On se rappelle que tout le monde ne pense pas forcément de la même manière que soi, on confronte des idées, on peut redescendre d’un cran lorsqu’on rencontre une personne d’un meilleur niveau que soi. Cela donne également des indices sur les choses qui nous manquent et qui méritent d’être creusées.

Rester en forme

La question de l’hygiène de vie est primordiale. Il ne s’agit pas de se doucher tous les jours juste par principe, ou bien de faire 50 squats tous les matins pour avoir bonne conscience.
Une bonne qualité de vie fonctionne lorsqu’elle fait partie de notre quotidien. C’est comme ça et on ne se pose pas de question. On ne se force pas, même s’il faut se donner un coup de pied aux fesses de temps en temps.
Tout ceci commence par se connaître. De mon côté, j’ai tendance à vouloir beaucoup dormir. C’est une manière que j’ai pour fuir certains problèmes, et aussi parce que j’adore ça. Si je me couche, il n’est pas rare que je ne me réveille que 4 ou 5 heures plus tard. Bim, la journée est fichue, et le réveil programmé sur le téléphone ne suffit pas.
Ma solution est de créer une situation d’inconfort. Je m’autorise des siestes, parce que cela me fait du bien et que c’est bon pour la santé. Je mets effectivement un réveil, mais je ne dors surtout pas dans ma chambre. La sieste se fera sur le canapé.

On bosse bien avec une part de gâteau banane-noisette de Chez Lou ! #glutenfree #lactosefree

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Se lever tôt, sortir de chez soi, se lever tôt, se cuisiner des plats et ne pas tomber dans une alimentation douteuse ? L’idée est de ne pas voir cela comme des corvées. Il faut penser à tout ce que cela apporte de bon. Se lever tôt permet d’être plus frais pour le moment où on devra travailler. On profite aussi mieux de sa journée, avec un peu de chance on pourra s’arrêter plus tôt !
Pour la cuisine, c’est assez simple quand on est gourmande comme moi… J’aime me préparer des petites choses qui font plaisir.
Le plus difficile a été le fait de sortir régulièrement, et ne surtout pas rester enfermée. Cela a tendance à franchement me déprimer, et partir juste pour courir un peu n’est pas toujours la meilleure motivation. Avoir un chien a réglé tout cela très vite, mais on ne peut pas tous assumer !

Rester démotivé

S’il y a une raison pour laquelle je me suis mise à mon compte, c’est également pour que mon boulot ne soit jamais au centre de mes préoccupations, et que mon monde ne tourne pas autour de la simple valeur travail rémunérateur. C’est facile à dire, mais difficile à faire.
D’une part car il faut bien gagner son pain, d’autre part car on peut rapidement culpabiliser de ne pas faire ceci ou cela. Lorsque je ne travaille pas, j’assume. Je sais que de toute façon le boulot ne se fera pas tout seul, et que je vais devoir y retourner !

Créer un environnement qu’on apprécie

Une question de productivité

Une photo publiée par Ecribouille (@ecribouille) le


C’est bête comme bonjour, mais créer un espace dédié devrait être obligatoire. Lorsqu’on est dans sa chambre chez ses parents on a son bureau. Mais lorsqu’on emménage chez soi, on oublie parfois ce détail. Je dois dire que l’acquisition du bureau, le meuble, a changé pas mal de choses. C’est géographiquement devenu le lieu où je travaille. Il est simple de deviner que je suis occupée lorsque j’y suis assise, et je l’aménage avec ce qui me plaît, comme il me plaît.
On bosse toujours mieux quand on est dans un lieu qu’on aime bien !

Voilà donc comment je vis la chose. Si vous avez vos astuces, dîtes moi. :)

J'ai créé ce blog en 2009 pour parler de mes découvertes et de tout ce qui m'émerveillait au quotidien. Aujourd'hui je cherche à partager mes sources d'inspiration, ainsi que mon retour d'expériences dans ma vie d'entrepreneur freelance.

8 commentaires

  1. Et encore, tu n’as pas d’enfants. Là, le chapitre « rester concentré » est illusoire.

  2. je travaille également à la maison en freelance à la maison et ce n’est pas facile tous les jours. je m’impose une routine: me lever tôt, manger équilibré et sortir au moins une fois par jour. Et un peu de sport de temps en temps !

  3. @Cyn Être casanier c’est bien, mais sortir c’est important rien que pour s’aérer le cerveau !
    J’ai remarqué que si je ne sors pas, de toute façon, je n’arrive à rien !

  4. Très bon résumé de la vie de free-lance.
    De mon côté je me lève très souvent très tôt, entre 5h et 6h30.
    Si la météo est bonne, marche et/ou footing. Ça permet de commencer la journée sur de bons rails.
    Pour ce qui est de la concentration, c’est bien souvent fonction des impératifs.
    Le bureau et même idéalement la pièce dédiée est un must qui change la vie… Je n’y vais que pour travailler. Et je ne fais rien d’autre que d’y travailler ou chatter avec Diije.
    Pour ce qui est de sortir pour décrocher du travail, rien de tel qu’un coup de pied au cul par ma conjointe : ca marche à tous les coups et j’ai tellement mal que je ne peux plus m’assoire pour travailler.
    Enfin, tout ça c’était avant que je rende les clefs de mon logement : maintenant je travaille et voyage depuis 6 mois. C’est une toute autre logistique mais ça en vaut la peine et cela donne encore plus de sens au FREElance.
    Et les chiens sont également admis pour voyager :)

  5. Il ne suffit pas « de faire 50 squats tous les matins pour avoir bonne conscience »? (genre, qui fait ça?) ^^
    J’aime bien cet article même si ça m’angoisse de voir tant de gens si zen dans leur activité indépendante. Je ne sais pas si je me débrouille mal mais j’ai toujours l’impression d’être en retard, de démarrer la journée avec le cerveau déjà trop plein des choses à faire, de culpabiliser dès que je m’octroie une demi-journée de sortie… Depuis que je travaille pleinement à mon compte j’ai du prendre une semaine de vacances et je zappe un week-end sur 2, les potes m’appellent le courant d’air ou la snob, je n’y peux rien, le boulot ne se fait pas tout seul et y’aura personne sur qui rejeter la faute (collègue, chef de service, boss) si ça n’avance pas comme je veux.
    Alors je ne sais pas si je suis fondamentalement nulle ou si j’ai besoin d’un assistant (oh ouais, un assistant!) mais j’envie ta sérénité! :-)

  6. Travailler chez soi est effet assez ardu. Mais une fois qu’on a trouve son propre rythme, et défini certaines « règles » – comme tu le fais, c’est plus facile.
    Bon, les enfants, c’est clairement un gâche-concentration, mais on gère (ou on essaie).

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