Lisez “Les nuits de laitue” et réconciliez vous avec votre quotidien

Je l’admets, c’est la couverture qui m’a attirée vers ce roman Les nuits de laitue de Vanessa Barbara. Ou bien le titre, je ne sais. Je crois que j’aime assez les titres qui ne veulent rien dire si on n’a pas encore lu le roman comme Les nuits de laitue ou récemment Tarte aux pommes et fin du monde. Pour ma défense, le roman bénéficiait d’une sympathique note du libraire écrit au stylo à plume. Elle disait en substance que c’était un livre qui mettait de bonne humeur, et c’était une excellente raison de le prendre !

Mais admettez que la couverture fait envie. C’est la signature des éditions Zulma qui aime les couvertures abstraites et très graphiques. Pas de photographie de l’auteur, et encore moins d’illustration directe de l’histoire. Les seuls indices sont le titre et le nom de l’auteur. D’ailleurs pour avoir le contenu de ce qui devrait être la 4e de couverture, il faut ouvrir le livre !

Au final cela parle de…

De petits vieux ! J’exagère un peu, mais il y a tout de même de ça. Vanessa Barbara signe ici son premier roman qui se déroule dans une bourgade brésilienne inconnue. Les rues sont sinueuses et entortillées, tous les voisins du quartier se connaissent du pharmacien jusqu’au facteur. C’est une petite ville dans la ville, où séjourne depuis une bonne cinquantaine d’années Otto.
Otto a perdu son épouse Ada, il y a quelques mois de cela, sans elle, son quotidien a changé et il se retrouve coupé du monde. C’était en effet elle qui allait à la rencontre des voisins pour tout lui raconter ensuite. Lorsqu’apparaît un étrange personnage rode dans les rues, Otto trouve une agrafeuse chez lui. Ce passionné de polars et de magazines de faits divers a l’imagination qui tourne. Il n’est pas fou, il se passe quelque chose. Ou peut-être est-il simplement en train de vieillir ?

J’aime cette affaire de fait divers entre voisin, qui se passe dans la tête d’Otto et qu’on ne dénoue qu’à la dernière ligne du roman. Les habitants du quartier semblent être des voisins tout à fait classiques. L’un fait trop de bruit, l’autre a des chiens agités, le facteur est tête en l’air, et le pharmacien est passionné par les effets secondaires des médicaments. Chacun de ces voisins devient extraordinaire dans ce quartier ennuyeux au premier abord.

Vous avez sûrement en tête ces témoignages de voisins dans les reportages qui relatent des faits divers, “Oh non il était tout à fait gentil, il disait bonjour le matin”. Je crois qu’on est un peu dans cette configuration, mais en beaucoup mieux.
> Vanessa Barbara, Les nuits de laitue, éd. Zulma, 17,50 €


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