Bullet Journal 2018 : Bilan sur 2 ans d’utilisation de la méthode bujo

Avec la nouvelle année, j’ai pris un petit moment pour faire le point sur toutes les choses à planifier dans les prochains jours. Après avoir décroché du boulot, j’ai l’esprit frais et j’ai été obligée de me remémorer les projets et autres éléments en cours. Support de prédilection pour moi, le Bullet Journal, que j’utilise depuis quasiment 2 années. Je constate que ce carnet rempli selon la méthode du Bullet Journal est resté mon compagnon. Je l’ai avec moi sur mon bureau, et je l’emmène en déplacements.

Le principe du Bullet Journal

J’ai déjà fait un billet sur mon utilisation personnelle du Bullet Journal notamment par rapport à mon organisation de Freelance. J’ai toujours utilisé des carnets que ce soit pour le dessin ou pour prendre des notes. Avoir un support papier est donc une façon très naturelle pour moi d’organiser mon quotidien. Je sais que beaucoup de personnes autour de moi sont plutôt dans la tendance du zéro papier. Ils aiment alors surtout la synchronisation de leurs appareils, de leur agendas, et la possibilité de disposer toutes les informations possibles, quel que soit le support. J’admets que c’est une chose que j’apprécie dans mon usage de iCal, qui permet surtout de partager mes disponibilités avec qui je le souhaite, et de voir celles de mes proches notamment lorsqu’il s’agit de caler des rendez-vous.

Le Bullet Journal se formalise dans un carnet à pages blanches. Certains éléments sont communs à tous les Bujos (index, pages numérotées, mention des dates, planning, planches thématiques). Le reste est très libre. J’aime l’idée que l’on remplit le cahier comme on le souhaite, par rapport à un agenda classique, cela évite notamment de gâcher des pages que l’on n’aurait pas remplies ! Autre point, « bullet journal » vient de « bullet points » pour désigner les listes à puces. En gros, un Bullet Journal est un carnet où des listes sont organisées. Certains aiment le décorer et en faire un véritable support créatif. Pour ma part, j’ai quelques coquetteries qui me font utiliser un tampon dateur, et un feutre-pinceau gris, mais cela s’arrête globalement là. Pour des raisons pratiques, j’ai un Bullet Journal monochrome. Pour moi, mon Bullet Journal est un outil, ce n’est pas un projet créatif.

J’utilise un carnet Leutchtturm 1917 A5 avec un feutre Papermate Flair M.

J’ai testé 2 carnets pour le Bullet Journal. Après avoir terminé un Moleskine à feuilles pointillées, je me suis dirigée vers son concurrent le Leuchtturm 1917 A5 pointillé. Je préfère largement ce dernier pour son papier, ses pages numérotées à l’avance, ainsi que ses 2 cordons marque-pages.

Bullet Journal : Un outil de productivité qui permet de fractionner ses tâches

La méthode Bullet Journal m’a permis de donner de la matière à une chose qui fonctionne très bien chez moi pour aider ma productivité. On parle souvent du fait qu’il faut se donner des objectifs accessibles pour ne pas être saturé. De façon concrète, je note sur le Bullet Journal des tâches qui correspondent à la fois au court terme, au moyen terme, et au long terme. Tout le monde n’a pas l’envie de faire un diagramme de Gantt pour toutes les tâches, et surtout les plus récurrentes. Pour utiliser le jargon Bujo, j’ai donc des pages de collection (celles qui ne correspondent pas aux tâches du jour ou aux fonctions d’agenda) qui sont uniquement consacrées aux projets. 1 page par projet, où je note les différentes étapes qui le composent. Ensuite, sur ma vision journalière, je m’attribue en tâche du jour une ou plusieurs de ces étapes.

Fractionner les tâches permet d’avancer de façon continue sans se sentir envahir par des projets qui pourraient nous paraître inaccessibles. En utilisant de façon parallèle l’application Tomato One sur mon ordinateur pour mettre en place la méthode pomodoro, j’arrive à de très bons résultats.

Je voulais te montrer mon beau tampon. Il est tout simple, mais je l’aime vraiment. La bougie que j’ai sur mon bureau en ce moment est une Durance « Au pied du sapin » de la collection de Noël.

S’autoriser le fouillis

Lorsque l’on commence à s’intéresser au Bullet Journal, on est très vite envahis par des images de Bujos parfait, bien décorés et bien cadrés. Pour ma part, cela m’angoisse ! La vie c’est aussi beaucoup de bazar, et je n’ai pas envie qu’un outil que j’ai pris pour m’aider devienne un problème. Pour vous expliquer cela de façon concrète, j’ai des listes éphémères de choses que je mets en vrac, pour m’en rappeler, et pour voir mon avancement. Le Bullet Journal me permet aussi de faire un constat que ce que j’ai fait, n’ai pas fait, et peux améliorer pour aller de l’avant sur certains projets. Ce sont des listes très laides, mais efficaces ! Le tout ensuite pour moi est de répartir les différents points dans la todo du jour.

Je continue par ailleurs de ne réaliser les listes journalières que la veille pour le lendemain. Les pages par projets, et la vision planning, me suffisent sans avoir besoin d’avoir une vision hebdomadaire supplémentaire. En ce sens le Bullet Journal n’est pour moi pas vraiment un agenda. Pour cela j’ai iCal.

Tous les choix esthétiques que j’ai pu faire pour la mise en page de mon Bullet Journal ont été faits pour favoriser la lisibilité des informations.

Mes pages et collections essentielles

Voici les pages de collections qui sont obligatoirement dans mon Bullet Journal :

  • Lectures (lus et à lire)
  • Films vus
  • Pages par projets Pro
  • Journal mensuel (tracker)
  • Planning mensuel
  • Objectifs mensuel
  • Vision sur plusieurs mois (Future log)
  • Todo perso (mis à jour régulièrement)
  • Todo pro (mis à jour régulièrement)

Que faire si je ne veux pas prendre le temps de réaliser mon Bullet Journal ?

Déjà, tu fais ce que tu veux. Si une forêt vierge de post-it sur un mur te va, c’est parfait !

Il faut admettre que le Bullet Journal est devenu une véritable mode qui pousse les ventes en librairies et papeterie. Un tour au rayon développement personnel d’un commerce m’a permis de constater la tonne d’ouvrages et de carnets pré-imprimés directement inspirés de cette tendance.

Tandis que certains créent leur propre méthode comme c’est le cas pour le LuDo, voici un florilège d’ouvrages qui te permettront peut-être de te lancer sans t’embêter dans cette méthode qui m’a convaincue :

Écrit par

Je suis tombée amoureuse de la culture visuelle à la fac, lorsque j'ai découvert l'histoire de la photographie et son rôle social. Cela m'a inspiré ce blog que je tiens depuis 2009 pour partager mes découvertes avec vous.

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