« Big Eyes », de Tim Burton, biopic ou bien ?

Mais qu’est-ce que Big Eyes ? J’admets qu’avant d’assister à la projection du nouveau film de Tim Burton, je ne m’étais absolument pas informée sur l’histoire. Je savais juste que Christoph Waltz et Amy Adams y jouent, et que cette dernière a été nommé aux Golden Globes pour son rôle.

Qu’à cela ne tienne, autant en profiter, découvrir au rythme des images Big Eyes. La première séquence présente une impression d’une reproduction de tableau signé Keane, puis une citation d’Andy Warhol. Conte de fée, Biopic consacré à Margaret Keane, mélodrame sur une relation de couple conflictuelle, présentation des années 60, ou manifeste pour la libération de la femme… Big Eyes est un peu de tout cela.

Visuellement, on se sent chez Burton même s’il n’y a ni vampire ni Johnny Depp. Nous sommes dans une histoire inspirée de faits réels mais fantasmée. Margaret quitte son mari, cherche à élever sa fille seule et vivre de son art est une option possible. Elle rencontre Walter Keane, artiste du dimanche, qui la charme, l’épouse. Mais pour être la star et gagner de l’argent, Walter a le génie rapprochable d’être le meilleur impresario pour son épouse en se faisant passer pour l’artiste.

« Quel dégueulasse ! » pourrions-nous dire, mais tout est beaucoup plus complexe. Je n’ai pas envie de croire que c’est un film bipolaire, on pourrait avoir cette première lecture, pourtant il y a beaucoup plus. Margaret se fait exploiter par son mari, travaillant à la chaîne pour produire et produire encore plus de peintures. Mais c’est un duo qui fonctionne, céder la renommée est le prix pour vivre de ce qu’elle aime dans une société où il est difficile de s’affirmer en tant que femme dans la société.

Bien-sûr tout ceci est difficile, mais Margaret reste, elle fait des concessions. Tout comme Walter qui semble croire en son histoire d’être l’artiste, mais souffre de cette ambition qu’il est incapable d’atteindre car surpassé par sa femme.

Pourtant si je partais de l’idée que ce devait être un biopic, je ne pense pas que j’aurai aimé le film. Quoi que disons que depuis Get on up!, j’étais presque troublée par un récit linéaire et chronologique. Alors est-ce bien le biopic qui est le propos principal ? Pourquoi ne serait-ce pas un conte de fée, d’un rêve auquel on voudrait croire et qui se fissure au fur et à mesure des années. Il est également impossible de ne pas penser que c’est un film au sujet du marché de l’art, de la copie, la reproduction, l’art populaire, la production en série, le style… Margaret dit plusieurs fois « Art is personal » pour ne pas expliquer ses œuvres à son mari, comme pour garder une part de secret afin de ne pas se faire approprier l’essence de ses productions.

Pour le reste, je demeure perplexe. Je crois bien que je n’arrive pas à apprécier à fond Big Eyes car je n’ai pas compris le réel sujet, comme s’il y en avait beaucoup trop. Ou alors tandis que j’adore lire des biographies, j’aurais un mal fou à apprécier un biopic ?

En tous les cas, j’attends de voir ce que vous en penserez ! Big Eyes de Tim Burton sort dans les salles de cinéma françaises le 18 mars 2015.

J'ai créé ce blog en 2009 pour parler de mes découvertes et de tout ce qui m'émerveillait au quotidien. Aujourd'hui je cherche à partager mes sources d'inspiration, ainsi que mon retour d'expériences dans ma vie d'entrepreneur freelance.

3 commentaires

  1. L’histoire est alambiquée, originale et psychotique. Du Burton, plutôt pur et moins fantaisiste que ceux réalisés avec J. Depp, peut-être.
    J’ai vraiment hâte d’aller le voir.

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