Internet, fléau des exposés scolaires

Toutes cette bande de sales jeunes sont retournés sur les bancs de l’école. Enfin les feignasses qui ne font pas comme s’ils faisaient grève alors qu’on ne peut pas faire grève quand on ne produit RIEN.

[TROLL OFF]

http://by22.tumblr.com/

C’est donc le moment de rendre ses exposés et de les présenter à la classe. On se tient droit, on fait un grand sourire et on présente son plan à la madame. Là elle fait une grimace, parce qu’on n’a pas de problématique et que la construction de l’exposé ressemble à peu de chose près à une page wikipedia.

Plagiat

Lors de mon séjour dans la grande institution nommée « université », un réglement est apparu vers janvier interdisant le rendu de dissertations imprimées… « WTF » me suis-je interrogée !

La raison était simple : exécuter un copier/coller avec un stylo est beaucoup moins facile.

J’ai eu l’impression que le corps professoral apprenait l’existence du plagiat dans les copies scolaires. Ce n’est pourtant pas neuf du tout. J’ai moi-même fait beaucoup de plagiat pour mes exposés de collégienne, parce que je ne savais pas synthétiser des documents.

Par contre, maintenant qu’il paraît que j’ai des études où on t’apprend à rédiger comme le meilleur des plus grands et magnifiques rédacteurs de la Terre… Je n’ai plus d’excuse.

Autre chose surprenante : confondre plagiat et recherche sur Internet. Ce n’est pas parce qu’une information sort d’Internet qu’elle est plagiée. On peut plagier un magazine, une ancienne revue bien obscure éditée par dans une bled paumé que le professeur ne connaît pas…

Enfin, comme d’habitude, c’est de la faute à Internet.

Attention aux sources !

Néanmoins, il est évident qu’il faut rester vigilant par rapport aux informations qu’on trouve sur la Toile. Wikipedia en a pris conscience lorsque le site a pris soin de vérifier les contributions des utilisateurs. C’est un travail essentiel et indispensable.

En effet, bien qu’un livre en bibliothèque aura toujours des coquilles, il a au moins le mérite d’avoir été lu et relu et re-relu des dizaines de fois. Bien sûr, un livre peut également raconter des bêtises, mais au moins ce serait un choix éditorial conscient. Tandis que le Web est… un peu comme la Bible.

Oui je m’explique : la Bible telle qu’on la connaît actuellement est en vérité une compilation de textes religieux datant de plusieurs époques différentes et parlant de la même chose. C’est pour cette raison que des histoires sont racontées plusieurs fois dans la Bible, ou qu’une fois on désigne Dieu comme une personne, une autre fois comme une sorte d’entités mystérieuses… Bref, une compilation qui fait qu’on a extrêmement du mal à interpréter par moment ce que nous raconte le livre saint.

Internet fonctionne à peu de choses près pareil. Le Web est une grosse bibliothèque hétérogène, il y a autant d’excellents contenus que de contenus brouillons et faux. C’est ainsi.

Et les bibliothèques alors ?

Personnellement, j’adore les bibliothèques. J’adore également Internet, ses évolutions me passionnent. Il ne faut délaisser ni l’un ni l’autre.

L’avantage de la bibliothèque est quand même le fait de pouvoir scanner à la résolution souhaiter une illustration. Parce que les images 400*150 px de Google Images pour un exposé, ça va un temps…

Néanmoins, je suis intimement convaincue que les deux peuvent être parfaitement complémentaires. Il faut chercher des deux côtés et croiser les informations.

Il existe des formations pour faire de la recherche documentaire en bibliothèque, on devrait faire la même chose avec le Web.

En plus, le développement des blogs permet à certains chercheurs de poster les avancées de leur réflexions avant une publication papier. Vous pouvez même envoyer un mail au chercheur qui serait concerné par un sujet d’exposé ! Et là, quand tu passes à l’oral devant toute ta classe et que tu dis  » Par ailleurs, mon entretien avec chercheur-mega-connu-de-ce-domaine m’a permis de conclure que…. « .

Enfin tu peux dire au professeur : « Et Internet n’a pas pourri mon exposé ».

J'ai créé ce blog en 2009 pour parler de mes découvertes et de tout ce qui m'émerveillait au quotidien. Aujourd'hui je cherche à partager mes sources d'inspiration, ainsi que mon retour d'expériences dans ma vie d'entrepreneur freelance.

8 commentaires

  1. Pour ton dernier paragraphe, je doute que tu trouves des chercheurs qui bloguent sur leurs recherches avant qu’elles soient publiées, c’est comme se tirer une balle dans le pied et donner aux autres toutes ses idées…

    Sinon, j’avais vu une université qui avait carrément acheté un logiciel qui scannait les mémoires et cherchait sur internet les phrases pour voir s’il n’y avait pas plagiat… Ca doit donner de mauvaises surprises à certains !

  2. @ktycat:
    C’est vrai qu’il ne veut pas se faire piquer ses idées. :D
    Néanmoins les blogs des spécialistes m’avaient beaucoup aidé, ça avait le mérite d’être à jour et mis à jour par quelqu’un de la profession.

  3. Tout à fait d’accord pour le fait que les étudiants devraient avoir des formations à l’utilisation et la recherche d’info sur le Net! Moi, à l’époque (j’ai l’impression que ça fait un siècle alors que c’était il y a 2 ans…), j’ai un prof qui faisait même des recherches pour savoir si ce que écrivait venait de nous ou d’une mauvaise et bête copie d’Internet…y en a (pas moi je rassure), qui se sont fait prendre…

  4. Notre université possède un logiciel anti-plagiat… alors dès que l’on rend un devoir, il est passé sous ce filtre. Enfin, ça, c’est ce que les professeurs nous disent, je n’ai pas vérifié. C’est peut-être simplement pour nous dissuader de faire du copier-coller !

    Dans tous les cas, faire un copier-coller sans citer la source en Master, cela serait un peu inquiétant.

  5. @May:
    De mon côté j’ai eu la blague : « quand il y a une phrase trop bien écrite, trop correcte, on prend souvent le temps de chercher sur Internet ».
    Quand le prof m’a dit ça pour une de mes copies, je me suis un peu vexée. ;p
    (Des fois ça m’arrive de pomper mon propre blog, en fait).

  6. Tu fais des études de journalisme ?
    C’est ma formation. :-) Mais los de mes premières années d’étude, nous n’avions pas internet chez nous (eh oui, ça date). J’ai toujours eu l’habitude de bosser dans les bibliothèques. Aaah, l’énoooorme biblio de l’unif… !! J’en garde de beaux souvenirs, bosser ainsi a une saveur particulière que surfer sur le net n’a pas. Bien sûr, lorsque nous avons eu internet, j’ai aussi fait des recherches par ce biais-là, les deux sont complémentaires, même si je reste très méfiance de ce que je trouve sur la toile.

  7. @Livvy:
    J’ai fait un peu de ce genre d’études, oui. ;)

    De toute façon, il faut toujours prendre du recul par rapport à une source, qu’elle soit papier ou numérique.

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