Tourisme social, et si les relations se passaient mal ?

C’est bon tout est social, tout est partagé. Il y en a qui partagent leur lave-linge contre quelques euro, d’autres leur chambre d’amis pour des courts séjours. D’autres profitent de leur connaissance en tricot pour se faire une boutique en ligne en 5 secondes afin d’arrondir les fins de mois avec quelques bonnets.

Ma chambre à Berlin
Ma chambre à Berlin

Ce principe, je l’ai adopté lors de mon voyage en Allemagne. Pas pauvres mais près de nos sous, nous avons décidé de passer par la fameuse et tant populaire plateforme AirBnb. Cette première expérience fut fantastique. Nous avons rencontré des gens formidables avec qui nous avons échangés, l’appartement était très bien, nous avons eu notre intimité aux moments voulus, et ce premier contact avec des habitants permet aussi d’avoir de bons conseils sur les transports en commun et autres choses pratiques indispensables.

Testé, adopté, je suis également passée par AirBnb pour mon séjour à Copenhague, et je renouvelle l’expérience pour Londres la semaine prochaine. J’aime bien cette idée d’avoir quelqu’un qui vit là pour communiquer, avec qui je peux avoir une relation neutre. Pourtant, je ne suis pas bien sûr d’être vraiment à l’aise avec ce concept dans sa globalité.

Une partie de l'appartement à Berlin
Une partie de l’appartement à Berlin

Quand cela fonctionne bien, qu’on est satisfait, et qu’on ne se marche pas dessus dans l’appartement, c’est génial. Et si cela ne se passait pas bien ? Et si les hôtes étaient infâmes, ou bien que d’un seul coup je me rends compte que l’hôte ne peut pas me voir car je lui rappelle son ancienne petite-copine ?

La plateforme AirBnb encourage aux relations amicales et bon enfant. Pourtant ce sont bien là des transactions financières qui s’opèrent et bien qu’on soit chez l’habitant avec des règles du type « tu fais comme chez toi mais pas trop », il y a en réalité un contrat dans les non-dits. C’est assez terrible pour moi qui déteste me forcer dans des principes et des formules d’ordre purement diplomatique sans sens.

Les hôtes ont eux-mêmes mis leur annonce, alors il ne peuvent pas vraiment se plaindre de notre présence. Quant aux invités, ils ont payés mais ont aussi adhéré à un réglement intérieur pour le respect du rythme de vie des personnes qui vivent là. On a tendance à associer AirBnb à une version évoluée du principe de la chambre d’hôtes, c’est pourtant tout à fait différent.

Au final, les draps sont là – et encore, pas toujours – et le ménage est fait, on a son étagère dans le réfrigérateur, et on fait sa vaisselle. Selon les activités prévus, il se peut qu’on ne croise jamais ses hôtes ou très rapidement le matin pour se saluer entre la salle de bain et les toilettes. Il y a un adage qui dit qu’il ne faut pas mêler personnel et professionnel, mais ce dernier désigne surtout l’idée qu’il est bien difficile de concilier relation financière et hiérarchique avec liens d’amitiés. Je me demande si les conférence de LeWeb avec la présence de Joe Gebbia co-fondateur de AirBnb vont aborder ce sujet.

Finalement, il doit bien y avoir des moments où cela se passe mal, sinon il n’y aurait pas cette option « mauvaise relation » dans les options d’annulation de réservation.

J'ai créé ce blog en 2009 pour parler de mes découvertes et de tout ce qui m'émerveillait au quotidien. Aujourd'hui je cherche à partager mes sources d'inspiration, ainsi que mon retour d'expériences dans ma vie d'entrepreneur freelance.

2 commentaires

  1. et le couchsurfing, tu as essayé? là il n’y a pas d’argent en jeu

  2. Non, mais souvent d’autres choses non dites pas toujours agréables, et parfois franchement lourdes. Et le « si tu veux j’ai un grand lit je te fais de la place » en est probablement la version la plus édulcorée.

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