La Grande Boucle : Un placement de produits à l’image du Tour de France

Préparation au Tour de France Cycliste oblige, je suis allée voir au cinéma le film La Grande Boucle sorti en salle le 12 juin. C’est un film réalisé par Laurent Tuel et qui met en scène Clovis Cornillac dans le rôle d’un ancien cycliste pro un peu frustré. Viré de son boulot, quitté par sa femme, il décide de faire son Tour de France avec un jour d’avance. Pendant le jour de repos des pros, lui fait l’étape du lendemain, seul.

C’est une belle histoire qui n’est pas sans rappeler Le vélo de Ghislain Lambert avec Benoît Poelvoorde, le côté loser en moins. Mais ce dont je voudrais vous parler aujourd’hui, c’est l’importance du placement produit présent dans ce film. Cette saturation publicitaire passe pourtant presque inaperçu au début puisqu’après tout, c’est le Tour de France ! Et qu’y a-t-il de plus publicitaire à la télévision française que Le Tour de France ?

Un événement publicitaire télévisuel

Crédit Photo © Stéphane Kyndt
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Le Tour de France, c’est d’abord un grand événement sportif. Cette course à étapes fait référence dans le monde du cyclisme et malgré les controverses dues aux dopages et autres, cela n’en demeure pas moins un sport qu’on aime regarder et suivre.

Souvenez-vous ces belles images dans le film Les Triplettes de Belleville. Le Tour de France c’est aussi ce petit esprit guinguette qui a ses codes. Le peloton, les échappés, la voiture balais, la caravane… le cyclisme a son jargon particulier qui chez nous rappelle l’été et les beaux jours.

C’est aussi un événement télévisuel qui a permis le développement de technologie de transmission d’images en direct depuis les montagnes. Les Français filment tellement bien le sport et surtout le cyclisme. Ils savent ce qu’il faut montrer, sous quel angle et à quel moment, pour offrire un performance de montage en direct que Griffith pourrait envier. Et pour un événement aussi regardé, il fait une publicité à la hauteur.

Sponsors d’équipes, équipe aux couleurs des grandes sociétés, soutien de l’organisation du Tour, fournisseur en équipement, chronomètre… tout est bon pour faire paraître sa marque devant les caméras de France Télévisions ou d’être même cité en tant qu’acteur de la compétition.

Crédit Photo © Stéphane Kyndt
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Certes l’histoire de La Grande Boucle est fictive, mais toutes les marques présentes sont bien réelles. Comme à la télé, on les voit en fond des images, sur les maillots et surtout elles sont citées avec générosité. Je vous laisser regarder ces quelques photographies pour juger par vous-mêmes.

Crédit Photo © Stéphane Kyndt
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Dossier de presse

Et là où ils ont été forts, c’est sur le dossier de presse. La mise en page nous met immédiatement dans l’ambiance de cet événement sportif d’envergure grâce à des Unes et des interviews que les journalistes qui reçoivent le document peuvent jalouser. Et bien entendu, de quel journal s’agit-il ? L’Équipe !

Après tout, qui d’autre que l’Équipe ? C’est tout à fait légitime, mais ne doutons pas qu’il s’agit bien d’un petit placement de produit jusqu’au dossier de presse.

Et si jamais vous avez encore des doutes, je vous invite à aller voir le film – je l’ai vraiment aimé – et de rester jusqu’à la fin du générique. Vous assisterez à un défilement en cours de tous les logos et marques cités durant 98 minutes.

P.S. : Apparemment le film aurait pu s’appeler « Tour de Force ».

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J'ai créé ce blog en 2009 pour parler de mes découvertes et de tout ce qui m'émerveillait au quotidien. Aujourd'hui je cherche à partager mes sources d'inspiration, ainsi que mon retour d'expériences dans ma vie d'entrepreneur freelance.

4 commentaires

  1. Je ne te savais pas amatrice de cyclisme ;-)
    C’est vrai que le film intègre beaucoup de marques à l’image du Tour, mais finalement il n’aurait été réaliste sans cette débauche publicitaire, donc cela ne m’a pas gêné. Notons toutefois que la marque de l’équipe d’Ary Abittan, si elle est bien réelle (et bien utilisée dans le scénario, je trouve), ne sponsorise pas une équipe cycliste réelle. Et si on voit aussi des imagess du vrai Tour de France, avec les équipes réelles et leurs marques, cela étoffe le contenu du film je trouve.
    Bon comme tu l’écris toute cette débauche publicitaire est à l’image du Tour, on peut le regretter mais il est comme cela, et le film est plus réaliste avec l’usage de ces marques.
    Quand à l’utilisation de l’image de l’Équipe pour le dossier de presse, même si c’est de la pub, je vois plus ça comme un clin d’œil évident. Et puis n’oublions pas que la société organisatrice du Tour est une filiale événementielle de la maison mère du célèbre quotidien sportif, ce qui fait que le journal et le Tour sont intimement liés. Le film n’aurait sans doute pas pu se faire sans la collaboration de la société oraganisatrice. Et l’Équipe parle à tous les amateurs de sport en France, dont l’utilisation de son image coule de source.
    Reste que le film est vraiment sympa, comme toi je l’ai beaucoup aimé, c’est un chouette film populaire bon enfant. L’histoire est peut-être un peu trop prévisible, mais ce n’est pas grave. Et sinon il faut signaler la vraie performance de Clovis Cornillac, parce que les scènes où il est à vélo, c’est du vrai. C’est énorme ce qu’il a fait pour ce film (je me souviens de ses tweets à l’époque du tournage où il parlait de ses journées à vélo).

  2. Je partage l’avis de Vincent, ce sponsorship participe au réalisme du film.
    L’Equipe est par ailleurs le journal qui a remplacé L’Auto, organisateur des premiers tours.
    Et moi aussi, j’ai beaucoup aimé ce film :)

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