La confrérie des chasseurs de livres de Raphaël Jerusalmy

La confrérie des chasseurs de livres a pris cher. Je l’ai traîné plusieurs semaines dans mon sac lisant une dizaine de pages par jour à peine. Et puis d’un coup, l’histoire s’est accéléré dans le livre, mon quotidien s’est un peu ralenti et je suis restée collée aux pages écrites par Raphaël Jerusalmy.

Il faut dire que David Abiker m’avait bien vendu ce bouquin de la sélection Talents à Découvrir de Cultura. L’homme qui me trouve l’humour froid avait alors simplement déclaré que c’était un roman écrit par un libraire ancien espion. La seule biographie de l’auteur me donnait envie de lire ces quelques 300 pages qui suivent le périple de François de Montcorbier dit Villon.

Toujours affublé de son tricorne miteux, François Villon est emprisonné et condamné à la potence par le roi Louis XI. À ce moment du roman, l’évêque de Paris le libère pour lui donner une mission assez originale. Il est envoyé rencontrer un imprimeur allemand dénommé Fust pour négocier l’installation de presses en France. Accompagné d’une brute bagarreuse appelée Colin, François découvre alors un réseau de chasseurs de livres dont les activités ont bien plus de poids qu’il n’y paraît. La cour de France, les Médicis, les Sultans et le Vatican jouent aux échecs contre La Confrérie des Chasseurs de Livres.

Ce roman mêle habilement aventures, références littéraires et historiques. On voudrait bien avoir François Villon comme pote et Colin comme garde du corps. Pourtant, il y a quelques moments qui m’ont un peu fatiguée. Je ne savais pas tant comment prendre de nombreux moments où l’auteur semble faire un clin d’oeil au lecteur l’air de lui dire « tu vois, il croit que ce n’est pas grand chose mais en fait il commence déjà à penser à la Révolution Française ». La culture du lecteur (pas besoin d’avoir fait une thèse en histoire non plus) fait qu’on en sait plus que les personnages, c’est une bonne chose pour saisir des moments d’intrigues mais ce n’est pas forcément ce dont on a envie pour profiter de l’aventure. Pas évident !
Malgré cela, je me suis surprise à espérer une suite à cette affaire car les jeux d’échecs entre gens de pouvoir m’ont toujours plu et le côté prophétique de l’histoire me donne envie de savoir si cela va réellement se passer tel qu’on le croit !

> La confrérie des chasseurs de livres, 19 €

J'ai créé ce blog en 2009 pour parler de mes découvertes et de tout ce qui m'émerveillait au quotidien. Aujourd'hui je cherche à partager mes sources d'inspiration, ainsi que mon retour d'expériences dans ma vie d'entrepreneur freelance.

5 commentaires

  1. @ My Little Discoveries : J’ai commencé par celui-ci, et là j’ai entamé « Arizona Tom », ça m’a l’air génial aussi !

  2. j’ai lu et beaucoup aimé un autre roman de cet auteur, Sauver Mozart. Passionnant et très juste. J’ai eu un peu de mal à y entrer, et puis, d’un coup, je n’ai plus pu le lâcher!

  3. Acte Sud a l’art des découvertes…le patron est belge, brillant personnage qui avait à Bruxelles , une agence de pub étonnante quant à sa situation! Et son jardin ! Et ses résultats…
    Heureux de pouvoir laisser un mot à propos de ces éditions qui ont un style velouté et peaufiné – Souvent de vraies trouvailles élégantes – tout est étudié et très soigné – J’admire beaucoup … En main, les ouvrages d’Acte Sud sont sensuels.
    J’ai lu les deux œuvres de Raphaêl Jerusalmy avec plaisir – étonné, page 80 qu’il fasse « hurler » la chouette…sinon quelle belle écriture, très recherchée et intemporelle, ce qui sied parfaitement à l’ambiance de « La Confrérie des Chasseurs … » le personnage de François Villon roublard et admirable anime joyeusement ce roman un peu confus mais agréablement mystérieux.
    J’ai préféré « Sauver Mozart » Mais ces deux romans sont incomparables …

  4. Ton billet me motive à continuer ma lecture…
    Page 80 et je me traine. Je suis freinée par le style et l’emploi de mots peu courants, j’ai l’impression.
    Ton billet m’a beaucoup plu . Merci.

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