Written by Numérique

Je suis tombée dans un écran d’ordinateur quand j’étais petite

Blog de Martin Vidberg

Aujourd’hui je suis tombée sur la dernière note de Vidberg nommée “Si j’avais eu Facebook à 6 ans”. Cliquez donc sur le lien avant de lire la suite de ce billet.

Ca y est ? Vous avez lu ?

Je suis définitivement fichue

Un de mes lecteurs aux yeux chafouins (il se reconnaîtra) va me dire : “C’est toi qui l’a voulu, je t’avais prévenue”.

Je me suis étrangement reconnue dans la note de Vidberg. Cela fait presque 6 ans (et oui) que je blogue. Conséquence : Je me dis qu’il y a sûrement des informations de folie qui traînent. Surtout des choses inutiles d’ailleurs, mais beaucoup trop de choses quand même.

Cela m’a donnée envie de vous parler de mon point de vue sur la masse affolante de réseaux, communautés et de sites Internet qui vont révolutionner votre vie et votre travail.

Au passage, sachez que je DETESTE le terme de “web 2.0”. Parce que pour moi la différence n’est pas dans les nouveaux outils, mais dans les nouveaux usages. La technologie 2.0, en soi, je ne pense pas qu’elle existe vraiment. Voilà. :p

Mes débuts sur Internet

Blog

J’ai commené à tenir un blog en hiver 2004.

Ce blog est toujours sur le net mais je ne vous donnerai pas le lien. Par contre si vous êtes un peu intelligents, vous le retrouverez très facilement. Je me dis environ 3 fois par moi que je devrais le supprimer totalement. Mais ça ne sert à rien car le droit à l’oubli, je n’y crois pas. ;p

En plus c’est un blog que j’ai commencé lorsque j’avais 15 ans. Et à 15 ans, on ne pense pas comme quand on va sur ses 21 ans. J’aime aller le consulter de temps en temps pour voir comment j’ai pu évoluer dans ma manière d’exprimer les choses.

J’aurais pu avoir un journal intime tout simple.

Un carnet, un stylo, des pages cornées… la bonne vieille méthode de l’ado perturbée. Mais j’étais déjà geek à à ma façon… Et je crois que j’avais déjà une notion de ce qu’était le 2.0. Parce que ton journal intime papier, il ne te répondra jamais.

Maintenant je parle toujours de beaucoup de choses, mais je trouve que le contenu est moins personnel que ce que je pouvais écrire il y a, par exemple, deux ans. J’ai pris conscience que je devais faire attention à ce que je publiais car dans l’absolu il est possible que Benoît XVI, ou mon futur patron, lise ce billet.

Et puis au final… Sur Internet, on ne dit que ce qu’on veut montrer.

J’ai été très énervée lorsque j’ai trouvé un montage vidéo d’un pique-nique auquel j’ai participé. Des photos ont été prises, mais je n’étais pas au courant pour les vidéos. Cela faisait pour moi parti de la sphère privée.

C’est si dur de demander l’avis de quelqu’un avant de publier son visage ?

Ma tête est sur Internet, je ne le nie pas. Mais au moins ce sont des publications que j’ai décidé et que j’assume. Autre solution : il faut que je me ballade en cagoule.

Réseaux sociaux, le syndrome des communautés

Je suis sur Facebook, Twitter, Tumblr, Viadeo, LinkedIn, Hellocoton… Je fréquente IRC, J’ai un compte MSN, Jabber, GTalk… Tout ça ! Cela fait beaucoup, mais je gère assez bien parce que je les ai choisis.

Récemment j’ai du me créer un compte Delicious, Diigo et Affinitiz dans le cadre d’un cours. Cela me perturbe sérieusement.

Je suis un TP de recherche sur le sujet “Écologie et Habitat” autour d’un CM basé sur l’éco-communication et l’ouvrage de Bernard Stiegler (Ars Industrialis), Réenchanter le monde : la valeur de l’esprit contre le populisme industriel.

Pour résumer le TP, c’est du 2.0 en seringue. Tu te bouffes 40 outils différents dans les dents en moins de 10 minutes. Pour moi qui suis à peu près habituée à ce genre de concepts de plate-forme collaborative… ça a été. Mais quand je vois 70 % de mes collègues complètement perdus… Ce n’est pas magique le 2.0 ! Ce n’est pas parce que Bidule va s’inscrire à Delicious qu’il aura le lendemain 300 Bookmarks. Ce n’est pas parce que Machin s’est inscrit sur un Wiki qu’il va tout de suite comprendre toutes les ficelles et les gros avantages de ce mode de travail !

(Par contre le MindMapping c’est définitivement génial, ça pourrait m’aider à régler le bazar qui règne dans ma tête.)

Du coup, trop de communautés, tue la communauté.

Mes comptes Diigo et Delicious sont reliés, mais je me suis inscrite sous la menace de la mauvaise note. Je n’ai toujours pas pris le temps de voir ce que cela pourrait réellement m’apporter de plus dans mes habitudes Internet.

Affinitiz… Oui d’accord c’est cool. Mais… cela fait la même chose que l’autre ! À quoi cela sert d’avoir un compte sur tous les réseaux existants sur Terre si c’est pour ne les utiliser qu’à moitié (ou moins) ?