Frankenstein ou le Prométhée moderne.

Qui ne connaît pas Frankenstein et son monstre ? Notre culture populaire est empreinte de l’image de cette créature à la tête carrée avec des piles dans le cou. 

Des films qui parlent de Frankenstein, des références à Frankenstein, nous en avons continuellement au détour des fictions contemporaines. Elles se mêlent et s’entre-mêlent pour créer dans notre imagination une figure du monstre que nous pensons tous connaître.

Première erreur, cette tendance à confondre Frankenstein et son monstre. Ce dernier n’a pas de nom et il s’appelle encore moins du nom de son créateur.
Seconde erreur, la nature réelle du monstre et les conditions de sa naissance. La Transylvanie, le château en haut d’une colline qui surplombe une falaise… que du pipeau ! Lire Frankenstein ou le Prométhée moderne de Mary Shelley, c’est comme une claque de la culture qui te dit « Ah je t’ai bien eu, n’est-ce pas ? ».

Pour lire cette oeuvre fondatrice de la littérature l’anticipation, j’ai opté pour une édition papier au format poche d’occasion. 2 euro 50 plus tard, j’avais dans la main un blog de pages cornés et jaunis. Peu importe, il me fallait découvrir la vraie nature du monstre et de l’oeuvre légendaire de Mary Shelley. Mon Wikipédia me dit que le film le plus fidèle au roman serait celui réalisé par Kenneth Branagh en 1994.

Pour les amateurs de lecture numérique, Frankenstein est gratuit au format Kindle.

Je n’ai pas tellement envie de vous raconter la manière dont cela se passe dans l’oeuvre originale. Néanmoins il faut que vous sachez avant de vous y aventurer que ce n’est pas seulement une histoire de savant qui donne la vie à un créature hideuse et effrayante.

Le personnage de Victor Frankenstein a une personnalité qui se complexifie au fur et à mesure des pages. Il est d’ailleurs très loin d’être un savant fou mais il représente plutôt une forme de gentilhomme fort bien élevé. Entre Dorian Gray et lui, je préfère Victor Frankenstein si on met de côté le fait qu’il se plaint tout le temps. Mais il a quelques bonnes raisons tout de même.

Le monstre de Frankenstein est terriblement intelligent. Ce n’est absolument pas le simplet qu’on aime représenter et pour lequel il faut pardonner les bêtises comme à un enfant. Par contre sa fiancée, il la cherche vraiment.

Enfin pour le roman lui-même, attendez-vous à un récit d’aventures et de voyage. Des pays sont traversés, des peuples sont rencontrés. Ce n’est absolument pas un récit statique.

Alors, prêt à redécouvrir ce classique ?

J'ai créé ce blog en 2009 pour parler de mes découvertes et de tout ce qui m'émerveillait au quotidien. Aujourd'hui je cherche à partager mes sources d'inspiration, ainsi que mon retour d'expériences dans ma vie d'entrepreneur freelance.

3 commentaires

  1. C’est toujours « mieux » de livre une oeuvre avant de voir son/ses adaptations cinématographiques, enfin si l’on peut le faire.
    La créature imaginée par Mary SHELLEY est tellement fascinante et met en lumière tant de défauts de la nature humaine…
    D’ailleurs Isaac ASIMOV y fait référence dans l’introduction de son livre « Les Robots ».

    Merci pour cet article qui donnera peut-être (je l’espère) envie à tes lecteurs de redécouvrir ce classique.

  2. J’ai beaucoup aimé la narration dans la tête du scientifique Frankenstein, son cheminement jusqu’à l’idée fatale de créer son monstre, la scène glaçante des deux jaunes dans sa chambre… Par j’ai j’ai trouvé la suite très lente et la créature et son auto-éducation un peu simpliste. Je préfère les créatures non douées de parole, comme ils l’ont intelligemment changé pour les adaptations ciné. Et j’avoue avoir peiné à terminer le roman. Même si quelques scènes en valent la peine :)
    En tout cas bonne lecture pour la culture G pour retrouver l’histoire source.

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