« La fille du van » par Ludovic Ninet

Début des années 2010

Le roman prend pour contexte la suite des interventions de l’armée française en Afghanistan. Sonja n’a même pas 30 ans, elle est soldate et infirmière et revient traumatisée de sa mission. Ses difficultés la poussent à fuir sa famille et se réfugier dans un van où elle vit près de Sète dans le Sud de la France. C’est une précaire aux accents de voyage initiative pour se retrouver avant d’être capable de reprendre une vie normale comme elle l’était sans doute avant le départ en mission. Elle rencontre Pierre qui lui offre un poulet rôti alors qu’elle est affamée, Sabine qui lui propose un repas, Abbes qui la prend sous son aile quand elle trouve un travail de manutention au supermarché.

La vie et ses épreuves

Le roman se lit facilement, l’intrigue se déroule même plutôt rapidement. Chaque paragraphe est une pièce supplémentaire du puzzle que compose la vie de Sonja. J’ai lu le livre sans en connaître la trame de fond, et la lecture n’en fut qu’appréciable car ma curiosité a été très sollicitée devant la réaction que suscite Sonja chez les personnes qu’elle rencontre. Il semble que chacun veuille sa part de Sonja, elle qui est si belle et si mystérieuse. Sa vie fragile la pose même comme une proie face à tant d’attention, c’est un sentiment qui fait miroir avec l’impression de Sonja de n’être jamais en sécurité depuis son retour d’Afghanistan.

J’ai lu La fille du van comme un roman dont le thème principal serait la vie elle-même. Cette vie qui nous fait subir des épreuves dont il faut tout de même se relever. Cela parle du choix entre l’égoïsme de son propre bonheur et l’altruisme, ou même le sacrifice parfois pour faire le bonheur de l’autre. Il y a les espoirs que l’on se donne, les projets que l’on s’imagine, les déceptions et les récompenses. La fille du van est un roman qui propose des montagnes russes émotionnelles. Je suis pour le reste assez sceptique sur la conclusion de Sonja sur le sens de sa propre vie, mais je pense que c’est un point de vue plutôt personnel car c’est le moment où je me suis détachée d’elle en lisant ses pensées.

Parution : 17 août 2017

> La fille du van de Ludovic Ninet, Serge Safran Éditeur, 2017 – 17,90 €

Merci Cultura pour cette lecture

Écrit par

Je suis tombée amoureuse de la culture visuelle à la fac, lorsque j'ai découvert l'histoire de la photographie et son rôle social. Cela m'a inspiré ce blog que je tiens depuis 2009 pour partager mes découvertes avec vous.

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