Dédramatiser le froid pour faire du vélo en hiver

Bonjour ! Je t’écris cet article tout en regardant la neige tomber derrière ma fenêtre. La thématique de ce billet tombe donc à pic. Faire du vélo en hiver, c’est une épreuve en soi. Pour remettre un peu de contexte, ma pratique du cyclisme est exclusivement sportive, puisque je n’ai dorénavant plus besoin de me rendre dans mon bureau, travaillant depuis chez moi. Il me faut donc redoubler de motivation pour partir rouler, puisque je n’ai aucun prétexte extérieur me poussant à sortir de chez moi, à part peut-être aller m’acheter à manger et me rendre à mes (trop) nombreux rendez-vous.

Équipement presque grand froid

L’an dernier, je n’ai pas du tout roulé de l’hiver par manque d’équipement contre le froid. Je n’avais alors que des vêtements pour l’été, et voyant comment les cyclistes du coin étaient couverts, cela m’a bien refroidi. (super jeu de mots). J’ai donc commencé à m’équiper peu à peu pour l’hiver dès le mois d’octobre profitant alors de la présence du Rapha Pop Up Store à Paris à ce moment-là pour regarder de près les quelques articles que j’avais repérés. Ma réflexion à ce moment était alors de prendre des choses pour le froid, mais pas pour le grand froid, faisant confiance à mon côté fainéant pour ne pas sortir lorsque j’aurais pu avoir besoin de vêtements très chauds.

Finalement, j’ai constaté qu’à part la neige et la tempête, peu de choses me démotivent pour rouler. Le froid ne me démotive pas, au contraire je crois que j’ai toujours préféré les efforts dans le froid (mon côté Rocky IV). Ce qui m’empêche en revanche réellement de rouler c’est : l’emploi du temps (faut bien gagner son pain), et si les conditions deviennent potentiellement dangereuses.

Home Trainer, je te hais

Il y a plusieurs années de cela, nous avons acheté un Home Trainer (pas génial) qui fait bien le job pour te faire suer en intérieur. Et je dois dire que cela me fait suer dans tous les sens du terme, tant je déteste utiliser cette chose. D’une part, je ne fais pas du vélo pour m’enfermer dans mon appartement et devant un écran, d’autre part c’est fou comme on surchauffe sur ce truc !

Observer la météo et se rappeler qu’elle change très vite

Du froid et du soleil ! <3

Il ne faut pas trop se décourager devant les prévisions météo. Ce que je regarde en principal, c’est la force du vent, et s’il fera beau. La température me permet surtout de savoir comment je vais m’habiller pour sortir.

Ce que j’ai appris, c’est que le vent est un bien plus grand ennemi que le froid. Quand il fait froid, on peut s’habiller en fonction et tout se passe bien. On est même plutôt bien puisque le corps se réchauffant avec l’effort, pourvu qu’il y ait un peu de soleil, la sortie devient même vraiment agréable. En revanche, le vent froid… il rend la sortie plus difficile, il te frigorifie jusqu’à la moelle. Dimanche dernier nous avons fait une sortie par 3°C, grisaille, et fort vent de face. Je n’ai jamais eu autant froid de ma vie en vélo et j’ai passé l’après-midi à essayer de me réchauffer. Cela m’a plutôt marquée, alors je regarde encore plus attentivement la force du vent. OK, ça forge le caractère, mais si c’est pour pourrir le reste de sa journée alors qu’on a des trucs de prévus, ce n’est pas fou. Comme quoi, il faut parfois aussi prévoir le temps de récupération dans son emploi du temps.

Avoir confiance en son vélo

Croire que son vélo est le plus beau, c’est motivant.

Avoir un vélo en bon état, un dérailleur entretenu, des freins efficaces, et des pneus bien gonflés, mais pas trop. Quelques bonnes pratiques qui paraissent évidentes, mais qui peuvent avoir leur importance en hiver. J’avais entendu dans une vidéo qu’avoir un vélo que l’on aime motive à rouler. C’est vrai, mais avoir un vélo fiable est aussi une façon de ne pas se démotiver. En hiver avec l’humidité et la route qui peut glisser parfois, il est d’autant plus important de savoir que l’on n’a pas de problème sur son vélo. On ne sort pas pour se mettre en ranger, ou pour mettre en danger les autres.

Trouver des gens qui roulent

On a quelques objectifs printaniers au niveau cyclosportif. Je suis inscrire à la petite cyclo du Tour des Flandres (pourquoi j’ai fait ça), ainsi qu’au parcours 70K du Paris-Roubaix Challenge. Cela me fait une motivation pour rouler, mais je crois que je roule surtout pour être prête pour les prochaines vacances d’été. Au moins, j’ai la chance de vivre avec quelqu’un qui fait aussi du vélo, et je m’entoure d’amis qui passent à Reims pour venir rouler avec moi comme Marie, ainsi que de rouleurs réguliers (club ffct, Reims Women CC). Il y a en plus en ce moment à Reims le Rallye des Neiges organisé par le Cyclo Club Rémois avec 2 parcours tous les dimanches et des ravitos.

Être visible

De nuit et hors agglomération, on doit porter un gilet fluo. Personnellement j’évite de rouler de nuit. Cependant, compte tenu des variations de luminosité que l’on a en hiver, je mets facilement un gilet très visible et/ou des vêtements avec de larges bandes réfléchissantes. De la même manière, je ne pars pas sans lampes avant et arrière chargées. Il suffit d’être dans une zone d’ombre, alors qu’il fait déjà bien gris, pour que l’on soit moins visible. De plus, il faut le dire, il y a quand même pas mal de gens qui n’aiment pas les cyclistes, et bizarrement, parfois c’est comme si on était devenus gentils parce qu’on est habillés en fluo.

Ce qui n’empêchera jamais les personnes complètement écervelées qui continueront de dire qu’elles ne te voient pas, mais de toute façon, elles sont sans aucun doute idiotes avec tout le monde.

Mes articles favoris pour rouler en hiver

J’ai tout de même quelques articles que j’aime, et que je pense continuer à mettre / renouveler. Les budgets sont variables. Globalement, je fais en sorte que pour certains éléments très importants, j’investis pour être très à l’aise (en attendant souvent les soldes pour éviter la ruine). Et vu ma fréquence de sortie cet hiver, ce ne sont pas des investissements que je regrette.

S’il y a un investissement à faire absolument, c’est aucun doute celui du gilet (une petite veste sans manches comme celle-ci). En effet, ça se roule et ça tient facilement dans la poche. Lorsque l’on a un peu froid, c’est une couche immédiate coupe-vent qui protège le buste. Je m’en sers moins en hiver, car je suis déjà bien équipée en veste, mais pendant toutes les autres saisons, c’est un must-have !

On me dit souvent que le rose de mon gilet attire mieux l’attention, vous croyez que nos yeux et notre cerveau se sont trop habitués au jaune fluo ?

Mes points perfectibles :

Je cherche encore des surchaussures pour le grand froid. Si tu as bien suivi le billet, j’aurais bien aimé en avoir dimanche dernier. Actuellement j’utilise des surchaussures B’Twin « essentials », mais je sens que ce n’est pas fait pour la météo actuelle avec des températures ressenties très basses et parfois même négatives. Malheureusement à chaque fois que je me rends chez Decathlon, un vélociste, ou que je regarde sur Internet, il n’y a pas ma taille. La faute aux soldes couplées avec le froid ?

J’ai le même problème avec les gants. J’ai tendance à porter des gants North Face d’hiver avec une paire de sous-gants dessous, mais ce n’est pas super coupe-vent.

Enfin, j’aimerais vraiment avoir une lumière rouge mieux visible et plus puissante. J’ai remarqué qu’elle n’était pas très visible de jour lorsqu’il fait gris et peu lumineux dehors. J’ai repéré des lampes verticales, mais avec mon petit vélo, cela ne passe pas ! La quête est ouverte.

Et toi tu roules ? 

Je suis tombée amoureuse de la culture visuelle à la fac, lorsque j'ai découvert l'histoire de la photographie et son rôle social. Cela m'a inspiré ce blog que je tiens depuis 2009 pour partager mes découvertes avec vous.

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