Avoir un chien en appartement : bonheur et concessions

J’ai parlé à plusieurs reprises de l’adoption de ma chienne, et ce qu’elle apporte au quotidien. J’ai surtout évoqué la marche et le fait que c’est profondément bénéfique d’avoir quelque chose qui nous rappelle à la réalité lorsque l’on a tendance à avoir, comme moi, un peu trop le nez dans le boulot. Mais abordons maintenant quelque chose de concret, et une question que l’on me pose beaucoup depuis le moment où j’ai même abordé l’option d’adopter un chien : le fait de vivre en appartement. Je vous donne donc mon avis et mes conseils pour que l’arriver du chien devienne tout sauf une contrainte. Parce qu’après tout, on fait pour notre bonheur et celui du chien !

Est-ce que je peux adopter un chien en appartement ?

Rien ne t’empêche d’avoir un chien dans ton appartement, sauf si tu as un règlement de copropriété très stricte à ce sujet. Et encore, il n’y a pas vraiment de frein là dessus. Le premier obstacle cité est souvent l’idée qu’un chien a nécessairement besoin d’un jardin. Je pense que c’est à la fois vrai et faux. En effet, je sais que ma chienne adorerait avoir un jardin car elle aime particulièrement être dehors, même si c’est juste pour regarder ce qu’il se passe. C’est sans doute son côté gardien, mais elle adore surveiller l’horizon. Mon avis personnel est que l’essentiel est d’avoir un logement qui est proportionné par rapport à l’animal. Tous les chiens n’ont pas besoin de la même énergie, et encore moins du même espace. Tout se joue surtout lors de la rencontre avec le chien, que j’assimile un peu à du speed dating. Choisir son chien, c’est choisir son compagnon pour au moins une dizaine d’année quand tout se passe bien. Alors il faut bien réfléchir ! Ce chien a-t-il un caractère et un comportement qui est adapté à mon mode de vie ? Va-t-il me demander une attention 350% du temps alors que je ne serais disponible réellement pour lui que quelques heures par jour quand j’ai de la chance ? Il faut que le chien puisse se dépenser pour son bien-être, le tien (sinon il faut des dégâts à la maison), et qu’il puisse être relativement proche de son maître. Dans la vie d’un chien, le maître est son monde. L’éducation du chien consiste alors aussi à lui apprendre à prendre un peu d’indépendance en s’occupant soi-même avec des jeux par exemple.

En soi, je ne pense pas qu’un chien soit plus heureux juste parce qu’il est dans une maison, et moins heureux dans un appartement. Cela dépend de ladite maison et dudit appartement, et aussi beaucoup des maîtres. Un jardin de 10 m2 est-il réellement suffisant pour qu’un chien puisse se dégourdir les pattes ? Est-ce qu’un chien d’appartement qui se promène dehors plusieurs fois par jour est plus proche de son maître ? Tout dépend du temps accordé à l’animal, et du choix du maître qui doit être conscient que chaque chien a son tempérament et ses besoins.

Laisser le chien seul à l’appartement, est-ce problématique ?

Dans la vie du chien, son maître est donc son mode. Peu de chose lui importe plus que d’être avec toi. À part peut-être le fait de manger. Mais comme c’est toi qui lui donnes sa nourriture, la boucle est bouclée. J’ai remarqué que Mappy s’adaptait facilement à son environnement tant que je suis dans les parages. En revanche, il était très difficile de la laisser seule sans qu’elle ne pleure au début. Même si je travaille de chez moi, ce qui est un avantage pour le chien pouvant me réclamer de sortir quand il le veut, j’ai très vite pris l’initiative d’apprendre au chien à se gérer seul. Je ne voulais pas avoir à m’inquiéter pour mon chien parce que je dois aller faire une prise de sang ou être en rendez-vous à la banque. J’ai donc saisi toutes les occasions pour la laisser seule quelques minutes, de plus en plus longues. Aller poster une lettre, partir en chasse de baguette de pain, tout était un prétexte pour mettre la chienne dans une situation où elle devait gérer sa frustration de ne pas être avec moi. Bien-sûr il y a eu des petites bêtises au début, mais j’ai vite appris à voir les objets à risque, et elle a vite appris à être sage. En fait, nous avons remarqué qu’elle se défoulait sur un objet juste après notre départ, puis se calmait ensuite. Laisser des jouets à disposition est une solution. Certains prévoient des « doudous », des objets transitionnels permettant au chien de ne pas être tout à fait seul émotionnellement. Il est par exemple conseillé de donner un objet qui a ton odeur lorsque tu fais garder ton chien. Mappy aime particulièrement les jouets qu’elle peut secouer, comme ce renard ou cette peluche Kong. Mais je pense qu’elle veut un canard, elle me l’a dit.

Pense à inclure ton chien dans ton assurance responsabilité civile

On n’y pense pas beaucoup, mais un coup de fil à son assureur permettant d’assurer que les dégâts que peuvent commettre le chien sont inclus dans l’assurance responsabilité civile est pertinent. Pour rappel, la responsabilité civile couvre les dégâts que toi ou tes biens peuvent réaliser sur autrui ou ses biens. Par exemple si ton chien mord le sac en cuir de luxe de ton voisin, ton assurance peut couvrir cela. Ensuite cela dépend des contrats et la hauteur des garanties, comme pour toutes les assurances. Quand on est locataire dans un appartement, c’est peut-être quelque chose de pas si accessoire.

La place du chien dans le logement

Il est facile d’être très proche du chien lorsque l’on habite en appartement. C’est la raison pour laquelle il est important qu’il connaisse sa place. C’est là où il retourne, où il se sent bien, et celle qu’on ne lui prendra pas. Dans la pratique, la place de Mappy est un peu partout, mais elle dispose tout de même de son propre espace dédié. C’est un grand coussin un peu épais que nous lui avons trouvé. J’ai voulu quelque chose de moelleux surtout parce que notre appartement est carrelé, et que je n’aimais pas beaucoup entendre ses petits os se cogner par terre lorsqu’elle se couchait au moment où elle avait un simple tapis un peu rembourré. Voici le type de matelas que je lui ai choisi.

Éduquer son chien lorsque l’on vit dans un appartement (ordres de base, rappel, etc.)

J’ai senti tout de même des freins pour l’éducation du chien du fait d’être dans un espace un peu restreint. En effet, j’ai rapidement mis des priorités sur les choses à lui apprendre. Qu’elle soit capable de faire des tours, c’est sympathique mais cela n’était pas très important important pour moi. J’ai donc passé du temps sur les ordres de base (assis, coucher), mais surtout sur le « pas bouger » et le rappel. C’était très important pour moi surtout pour être capable de gérer Mappy dans les moments dangereux. Je me rappelle d’une fois où elle a réussi à enlever son harnais en tirant fort, elle a monté une butée et s’est retrouvée sur des voies de train active. Immense frayeur ! J’ai du aller la chercher. Heureusement elle est revenue vite vers moi sans que je n’aie à aller sur les voies et qu’aucun train ne passait par là… Depuis, je suis persuadée que le chien n’est jamais vraiment attachée, il veut juste bien me le faire croire. Car cela s’est reproduit une fois où elle a eu peur, malgré un harnais, il suffit qu’elle tire réellement pour partir.

Éducation au clicker training

J’ai très vite adopté le clicker. C’est pour moi surtout un excellent outil pour communiquer rapidement avec son chien. Le principe est simple. Tout d’abord on conditionne le chien à associer le son du clicker avec quelque chose de positif, grâce à une récompense. À chaque son, un clic se fait entendre. Le bruit métallique très particulier fait qu’il y a peu de chance que le chien confonde ce son avec autre chose. Ensuite, nous réalisons des exercices où le chien entend un clic dès qu’il fait quelque chose qui me plait, et vers lequel je veux le diriger. La subtilité est que le chien connaît le geste qui lui a réellement permis d’être récompensé, car le clicker va marquer l’action. Par exemple si je veux lui apprendre à s’asseoir, j’actionne le clicker lorsqu’elle exécute le geste lui permettant de s’asseoir. C’est en quelque sorte la chienne qui déclenche le clicker, et moi qui l’actionne physiquement. Elle est le moteur de son apprentissage. Et grâce au son qui retentit durant l’action de s’asseoir, elle sait qu’elle est récompensée pour son action et non pas parce qu’elle est en train de me regarder fixement en étant assise.

Pour des apprentissage plus complexes, le clicker permet de décomposer l’action pour emmener le chien vers ce que l’on souhaite. C’est vraiment un outil intéressant. On trouve à présent des clicker assez facilement sur Internet et en boutique, j’ai moi-même opté pour un modèle muni également d’un sifflet. Voici le modèle que j’utilise au quotidien.

Je fais donc des répétitions à l’appartement avec le clicker, puis j’étends le périmètre d’action en extérieur. Pour plus de sécurité, il vaut mieux utiliser une longe. Une longe de 10 mètres est idéale pour les moments où le chien peut justement être distrait par n’importe quoi, car cela lui donne une distance suffisante pour apprendre à rester près de moi. Maintenant j’ai quotidiennement une longe de 5 mètres K9 que j’utilise pour les promenades où je sais que je vais pouvoir lui donner plus d’espace (parcs, etc.). Je ne suis personnellement pas pour les laisses avec enrouleurs car cela donne une tension constante sur le chien même si elle peut être minime. Alors qu’avec la longe, je peux accorder au chien d’être proche de moi sans tension mais tout de même le gérer. Sur les photos de ce billet, vous voyez la longe de 5 mètres Julius K9.

Promenades hygiéniques

J’alterne avec Mappy des promenades un peu longues, et des promenades hygiéniques pour qu’elle puisse dormir confortablement sans être indisposée par une envie pressante. Mais qui dit vie en ville, dit ramassage de déjections ! Après une longue étude de marché, je suis tombée un peu amoureuse des sachets Earth Rated. J’utilise alors un distributeur et les sachets de la marque, qui sont une combinaison parfaite en terme de pratique. Ces sacs sont particulièrement long et permettent de saisir les crottes sans aucun risque ou crainte d’en avoir sur les doigts, puis se nouent tout à fait facilement. De plus, ce sont des sacs biodégradables. J’utilise les non-parfumés, les autres ont un parfum de lavande trop fort pour moi. Le distributeur coûte dans les 5 € sur Amazon avec quelques sachets de départ, et les boîtes de recharges de 120 sacs coûtent moins de 6 €. On peut considérer que c’est un certain budget. Il faut tout de même savoir que la plupart des mairies mettent à disposition des lieux spécifiques pour les chiens, et distribuent des sachets gratuitement. Renseignez-vous auprès de la vôtre ! Puis lorsque l’on vit dans son quartier, on aime l’avoir propre.

Là je me rends compte que j’ai été vraiment bavarde, et je peux l’être encore plus sur ce sujet. Si cela vous intéresse un peu, dîtes le moi pour savoir si je continue ce type de billet ou non ! :)

Photos par Nul en photo.

jeudi 17 août 2017
mercredi 23 août 2017

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