Chacun son coworking ?

J’ai récemment dit que je n’aimais pas les coworking. J’ai même pensé que c’était plutôt rebelle de dire que l’on n’aime pas le fait de se rendre dans un coworking alors qu’étant très exposée à leurs communications (ciblage marketing au top), cela paraît super trendy. Cette semaine a même lieu à Paris la Freelance Fair, un mix de salon et cycle de conférences organisé par la Mutinerie qui est… un espace de coworking parisien. Le tout prend alors un discours militant pour que la liberté des freelances règnent tout en ayant le droit à une forme de statut commun. Bref, formons une guilde.

Moi qui suis relativement introvertie (notion proportionnelle à ce que j’ai bu/mangé multiplié par l’humeur du jour), j’ai toujours eu en horreur cette façon de se rassembler pour dire des trucs. Pourtant, même lorsque j’adhère à un message, c’est fort difficile pour moi d’engager une action collective.

Je crois qu’en évitant soigneusement les coworking malgré la présence à Reims de l’espace le moins cher de France avec La Capsule, j’ai juste voulu éviter les gens. Tout de suite, je vais sans aucun doute paraître complètement solitaire et misanthrope. C’est peut-être le cas, même si je pense que non. Je crois simplement que l’environnement de travail est comme une paire de chaussures, il faut trouver le coworking qui sied à son mode de fonctionnement.

AntiCafé Lyon – Mars 2017

Peut-être que je n’ai justement pas voulu rester salarié, et mener ma vie en freelance, pour ne pas me conformer à un autre modèle que l’on m’imposerait implicitement. Parce que je suis libre et que je peux moduler mes activités comme je le souhaite, je peux choisir un autre mode de fonctionnement. Je ne cherche pas non plus à reproduire un environnement de travail comme je l’avais dans mon entreprise précédente : un open space. Cela me donne même de l’urticaire rien que d’y penser, malgré mes collègues super cools. En fait je n’ai pas forcément envie ou besoin de rencontrer de nouvelles personnes, ni même me faire de nouveaux collègues. En revanche si cela vient naturellement que l’on finit par sympathiser, je suis pour.

Alors j’ai cherché, et j’ai trouvé. J’aime les espaces confortables, mais informels, permettant une libre circulation des gens et qui ne reproduit certainement pas un open space de bureaux. Il me faut aussi de la place pour poser mon ordinateur, au moins un cahier, et étaler quelques stylos sans m’embêter avec un voisin trop proche de moi. En ce sens, les espaces comme les AntiCafé (avec de la chance, il y en a un dans ta ville) sont parfaits pour moi. Mais je n’aime beaucoup le Café Craft (Paris 10) juste à cause de son agencement. C’est arbitraire, mais je suis sûre qu’il y a des gens qui adorent. Je fus aussi plutôt séduite par SOFFFA à Lyon.

Et toi tu coworkes ?

 

J'ai créé ce blog en 2009 pour parler de mes découvertes et de tout ce qui m'émerveillait au quotidien. Aujourd'hui je cherche à partager mes sources d'inspiration, ainsi que mon retour d'expériences dans ma vie d'entrepreneur freelance.

1 commentaire

  1. C’est vrai que l’environnement co-working n’est pas adapté à tout le monde…il faut pouvoir supporter l' »open space »…Une bonne alternative quand on est freelance, ou qu’on travaille en équipe réduite, est de louer un appartement (et on a le choix vu le nombre d’habitations vides entre 9h et 19h). Le site Space & You (www.spaceandyou.fr) propose ce type de service entre particuliers. C’est une manière de travailler hors de chez soi (les freelances ont souvent besoin de sortir un peu de chez eux…d’où le succès des espaces de co-working d’ailleurs…). On peut en plus bénéficier d’un coin cuisine, de sanitaires, d’un salon pour les réunions, etc. C’est une bonne manière d’éviter l’open-space ! et souvent bien moins cher que de louer un bureau institutionnel.

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